Définition et périmètre
Le recouvrement international concerne les créances B2B comme B2C, dès lors que le créancier et le débiteur sont établis dans des pays différents. Il peut s’agir d’une entreprise française souhaitant recouvrer une créance à l’étranger ou, à l’inverse, d’une entreprise étrangère ayant un débiteur en France ou dans un autre pays. Les démarches sont engagées sur des créances certaines, liquides et exigibles, en privilégiant toujours une résolution amiable avant d’envisager, si nécessaire, une procédure judiciaire conforme au contrat signé entre les parties et adaptée aux droit et usages locaux.
Les causes fréquentes d’un impayé export
Parmi les causes les plus fréquentes figurent la contestation de la bonne exécution du contrat par le débiteur, un litige lié au transport ou à la chaîne logistique, une répartition mal définie des risques et du transfert de propriété lors de la livraison (Incoterms®), ou encore une documentation contractuelle inexistante (l’absence du contrat) ou imprécise (contrat mal rédigé). À ces situations s’ajoutent fréquemment des difficultés financières du débiteur, des retards administratifs ou bancaires, des différences de pratiques commerciales selon les pays, ainsi que des risques politiques, économiques ou réglementaires susceptibles de retarder ou de bloquer les paiements.
Pourquoi les créances internationales sont-elles plus difficiles à recouvrer ?
À caractéristiques comparables, une créance internationale est généralement plus complexe à recouvrer qu’une créance nationale. Cette difficulté s’explique par plusieurs facteurs qui se cumulent : l’éloignement géographique, la diversité des législations, les barrières linguistiques et culturelles, ainsi que les délais propres aux procédures judiciaires et aux mécanismes d’exécution dans le pays du débiteur. À cela peuvent s’ajouter des difficultés pour localiser le débiteur, déterminer leur solvabilité, des coûts de la traduction et de la procédure plus élevés et, dans certains États, une exécution des décisions de justice plus longue ou plus incertaine.
Pour autant, une créance internationale n’est pas vouée à l’échec. Une prise en charge rapide, associée à l’intervention de partenaires implantés localement et maîtrisant les pratiques du pays concerné, permet d’améliorer significativement les chances de recouvrement tout en limitant les délais et les risques juridiques.



